Tu fais la sourde oreille

Oser dénoncer

« La femme en situation de handicap n’ose pas dénoncer. Trois sur dix seulement le feront. »

Seront-elles entendues ?

Lorsqu’elles font un signalement à la police, quatre femmes sur dix en situation de handicap se disent insatisfaites des services qu’elles ont reçus. (RAF Canada 2013)

En partie pour ces raisons, les femmes en situation de handicap sont plus susceptibles de :

  • Demander l’aide d’une personne qu’elles connaissent et en qui elles ont confiance plutôt qu’à un service d’aide
  • Utiliser plus fréquemment les services d’aide téléphonique que les femmes sans handicap

Les femmes en situation de handicap seraient moins susceptibles d’avoir recours à des services d’aide, souvent pour des raisons d’accessibilité.

« La littérature porte à penser que plusieurs facteurs augmenteraient la vulnérabilité des personnes handicapées face au crime, notamment le fait qu’elles seraient moins susceptibles de signaler à la police les incidents dont elles sont victimes. Parmi les explications avancées dans ces études, les personnes handicapées pourraient craindre de perdre leur sécurité financière, leur logement ou la prestation de soins lorsque l’agresseur en question est une personne connue de la victime. Ces études laissent également entendre que les victimes pourraient craindre de ne pas être crues ou d’être perçues comme peu crédibles par la police ou les tribunaux, ou encore qu’il n’y ait pas de services adaptés.»

Avancé par Statistique Canada

Il est temps de se questionner et de les écouter, car plus d’une femme sur deux en situation de handicap vivra de la violence au cours de sa vie, et seulement une femme sur dix en situation de handicap reçoit le support demandé auprès d’un refuge. (RAF Canada 2013)

Donnons-leur la parole, écoutons et appuyons leurs démarches, car la violence, c’est assez !

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