Portrait de Josée G.

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Dans le cadre de notre campagne de sensibilisation contre  la violence faite aux femmes et aux filles en situation de handicap, nous vous présentons l’histoire de Josée G., une femme qui va nous parler de son expérience de vie entre son anxiété et sa carrière.

Josée, retraitée du monde des communications, aime dormir, rêver, voyager, lire et écrire des nouvelles littéraires. Elle souffre du trouble d’anxiété généralisée ou chronique, une maladie qui a consumé beaucoup de ses énergies, d’autant plus qu’elle a longtemps hésité à l’admettre. Elle banalisait ses symptômes et ses histoires d’évitement dont elle se servait pour faire rire son entourage. Un jour, elle a finalement accepté d’être médicamentée, ce qui a énormément changé sa vie….et celle de son conjoint! Avec l’aide d’une psychothérapie, elle a découvert que l’anxiété pouvait se définir comme une intolérance à l’incertitude. Forte de cette trouvaille, elle a appris peu à peu à l’apprivoiser et à se sentir mieux dans sa peau.

Dans sa vie professionnelle, Josée a beaucoup souffert de situations causées par son anxiété, mais n’a jamais osé en parler à ses patrons. Aujourd’hui retraitée, elle invite les employeurs à s’ouvrir à la maladie mentale, à percevoir la grande sensibilité des personnes qui en souffrent ainsi que souvent leur étonnante capacité à éprouver de la compassion envers autrui. Un dialogue franc et honnête pourra alors s’ensuivre pour le plus grand bénéfice des uns et des autres.

Josée définit la violence faite aux femmes comme une partie de leur être qu’elles se font voler et un pouvoir exercé par quelqu’un qui utilise son ascendant pour assouvir ses besoins.

Son rêve est celui de millions de gens : un monde où les enfants aient à manger et n’aient plus à subir d’abus d’aucune sorte.

La violence que je vis est tout aussi invisible que je le suis. #HandicapSansViolenceClick to Tweet