Portrait de Maud

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Voici l’histoire de Maud, une femme qui dénonce la violence qu’elle vit dans ses interactions quotidiennes.

Maud, la communication, elle connaît.  Que ce soit la langue des signes ou le langage verbal, elle manie l’un et l’autre avec la même aisance.  Mais elle appartient au monde des sourds et préfère signer parce que c’est plus riche d’informations et plus confortable.

On pense souvent que le monde des sourds est un monde limité.  Maud en ouvre la porte pour nous et nous montre qu’il n’y a pas de limites entre nos mondes.  Elle les a franchies, Maud, les limites et ne cache pas qu’elle a travaillé fort pour le faire.  Elle-même a complété des études universitaires, a appris la langue des signes en France et souligne que son monde est accessible et plein d’espoir.

Pourtant, Maud ne cache pas la dure réalité de la communication avec une personne qui n’entend pas.  Celle-ci a toujours besoin d’interprète et qui dit interprète, dit attente. L’attente nous demande de retenir nos émotions, elle nous empêche de les exprimer, de les verbaliser spontanément.  C’est là qu’est la limitation et pour surmonter celle-ci, un gros effort d’empathie doit être fait du côté des personnes qui parlent et s’expriment par elles-mêmes.  La personne sourde vit de l’isolement, de la solitude et cela fait peur, quelquefois.  La cataloguer différente, c’est se priver d’en apprendre sur elle et de découvrir les richesses que possède toute être humain, elle comprise…

Quand Maud parle de la violence faite aux femmes, elle désigne la meurtrissure de sa dignité.  Selon elle, un agresseur peut appartenir à la communauté sourde et être quelqu’un en qui on avait placé sa confiance…

Elle a un joli rêve, elle aussi, Maud : tout simplement rendre la langue des signes accessible à tous !

La famille ne veut pas croire que l’agresseur est un proche Click to Tweet

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