La famille et le handicap

Vivre dans une famille quand l’un des membres a un handicap c’est….

Après plusieurs lectures de témoignages, je m’aperçois que c’est une situation qui est vécue de façon très différente par les familles.  Certes, il y a beaucoup d’éléments qui peuvent faire la différence.  Est-ce un parent ou un enfant qui vit avec le handicap? Est-ce un handicap avec lequel on vit depuis la naissance, une maladie inopportune ou encore le résultat d’un accident? Quel est le degré de sévérité du handicap?

En lisant leurs textes, j’ai pu sentir toute une gamme d’émotions. Tristesse, joie, colère, fierté, dépression, amour, découragement, espoir. anxiété, sérénité.  Souvent les membres de la famille vivent des hauts et des bas, reflétant les différents chapitres de leur vie.

Chez les familles en colère où le handicap est vécu dans la négativité, on ressent toujours le questionnement du « pourquoi? » Ils ne peuvent accepter et faire le deuil de la vie qu’ils avaient imaginé.  Le handicap est vécu comme un fardeau où quelques rayons de soleil arrivent à transpercer le nuage gris quelques instants mais où ils ne voient aucune issue positive.

Chez les familles qui ont accepté de vivre positivement avec le handicap, on remarque qu’ils ont souvent décidé de prendre les épreuves une à la fois.  Après le choc initial de la naissance, de la mauvaise nouvelle d’un diagnostic ou encore le résultat d’un tragique accident, ils font le deuil de ce qu’ils avaient imaginé, redessinent leur vie et décident de faire tout en leur pouvoir pour avoir une vie enrichissante.  Souvent ces familles disent que cette épreuve a rapproché les membres de la famille.  Afin que ça fonctionne, ils doivent coopérer, s’entraider et s’appuyer les uns sur les autres.  Trouver des ressources qui peuvent les aider. Ensemble, ils cheminent en relevant les défis qu’apporte le handicap en plus des défis de la vie familiale habituelle.

Vivre dans une famille quand l’un de ses membres a un handicap c’est comme dans bien d’autres domaines : tout dépend de la perception, de l’attitude, de la résilience et du désir profond des membres de la famille à vouloir être heureux.

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