La dépression : Ajustements lors du retour au travail
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Votre employé revient au travail après un épisode de dépression.  À quoi s’attendre? Quelles mesures d’adaptation ou d’accessibilité sont raisonnables?

Consultez l’employé : les besoins d’adaptation varient d’un individu à l’autre, selon la nature de la difficulté de l’employé et le type d’emploi.  La durée des mesures varie.

Parmi les mesures d’adaptation possibles, on retrouve:

  • des quarts de travail plus courts ou un horaire flexible;
  • des pauses plus fréquentes ou plus longues;
  • la flexibilité de travailler à la maison au besoin;
  • prendre du temps de congé pendant la journée pour de la thérapie;
  • permettre à l’employé d’effectuer des appels personnels pour accéder à du soutien téléphonique;
  • permettre à l’employé d’écouter de la musique apaisante, avec des écouteurs au besoin;
  • avoir un espace de travail avec de la lumière naturelle;
  • un espace de travail qui favorise la concentration, réduit les distractions et interruptions (un espace de travail privé plutôt qu’un cubicule ou qu’un espace bruyant);
  • subdiviser les grandes tâches en étapes;
  • si la présence à des réunions est stressante, fournir un compte-rendu ou un enregistrement de la réunion à l’employé;
  • être attentif aux symptômes de stress ou de dépression;
  • éviter de mettre l’employé sous pression avec des délais serrés pour compléter des tâches ou pour le retour au travail;
  • étaler le retour en termes d’heures, de jours, de charge de travail;
  • fournir un appui positif continu; et
  • examiner le milieu de travail et identifier des causes possibles sous-jacentes de stress, par exemple l’intimidation, l’excès de charge de travail et y remédier.

Au moment du retour, l’employeur devra:

  • préparer le terrain et faire en sorte que collègues et superviseurs accueillent bien l’employé et que l’employé se sente le bienvenu au travail;
  • rencontrer l’employé pour l’informer des nouveautés du milieu de travail, autant du côté social que professionnel;
  • planifier avec lui la charge de travail, le soutien disponible, les ajustements et adaptations;
  • voir à ce qu’il ne soit pas confronté à un panier débordant de travail;
  • être vigilant pour s’assurer que l’employé n’est ni isolé ni harcelé par un ou des collègues;
  • voir à fournir une rétroaction positive et aidante à l’employé.

Pour plus de renseignements, n’hésitez pas à consulter Le Phénix.