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Profil des adolescents en situation de handicap

En 2006, 96 060 Canadiens âgés de 15 à 19 ans avaient une incapacité, ce qui représentait 4,6 % de la population des adolescents.

À cet âge, les hommes (4,7 %) sont encore une fois plus susceptibles que les femmes (4,4 %) d’avoir une incapacité, mais l’écart entre les sexes au sein de ce groupe d’âge est moins grand que chez les enfants.

L’augmentation du taux d’incapacité chez les femmes est surtout attribuable au fait que les incapacités liées à la douleur entrent en ligne de compte pour la première fois.

En effet, les femmes de 15 à 19 ans sont beaucoup plus susceptibles que les hommes de présenter ce type d’incapacité (2,5 % comparativement à 1,6 %).

Les hommes de ce groupe d’âge demeurent toutefois plus susceptibles que les femmes d’avoir un trouble de l’apprentissage ou du développement.

Le tableau ci-après présente les taux d’incapacité chez les hommes et les femmes, selon le type d’incapacité.

Type d’incapacité chez les adolescents handicapés âgés de 15 à 19 ans, selon le sexe, Canada, 2006 (1)

Type d’incapacité (2) Hommes Femmes
Nombre % Nombre %
Agilité  14 600  1,3  13 820  1,4
Communication  17 270  1,6  11 090  1,1
Développement  14 730  1,4  7 660  0,8
Déficience psychologique ou affective  9 010  0,8  10 820  1,1
Ouïe  5 000  0,5  5 330  0,5
Apprentissage  36 040  3,3  21 730  2,1
Mémoire  11 470  1,1  7 010  0,7
Mobilité  17 710  1,6  18 630  1,8
Douleur  17 770  1,6  25 560  2,5
Vision  5 070  0,5  5 770  0,6
Autre  2 180  0,2  2 650  0,3

 

Les adolescents handicapés sont plus susceptibles de présenter une incapacité considérée comme légère ou moyenne (70,2 %) qu’une incapacité dite grave ou très grave (29,8 %).

Par ailleurs, 69,4 % des adolescents handicapés ont indiqué avoir plus d’un type d’incapacité.

Notes :

  1. Les pourcentages se rapportent à la totalité de la population des adolescents de 15 à 19 ans du Canada.
  2. Plus d’un type d’incapacité a pu être indiqué pour chaque répondant.

Source : Statistique Canada, Enquête sur la participation et les limitations d’activités, 2006.

Juin 2013

Les enfants atteints de maladie chronique et les médicaments

Au Canada, plus d’un demi-million d’enfants et de jeunes vivent avec des problèmes de santé physique ou mentale de longue durée. L’asthme représente une large part des maladies chroniques dont sont atteints les enfants canadiens. Près de 7,7 % des enfants et des jeunes sont limités dans leurs activités par un trouble chronique. Les taux sont considérablement plus élevés au sein de la population autochtone : 22 % des jeunes autochtones ont en effet une incapacité. Certains nécessitent des soins complexes; 43 % des enfants atteints d’une incapacité sont dans un état jugé grave ou très grave.

Parmi les enfants atteints d’une incapacité ou de maladie chronique, 41,5 % font un usage quotidien de médicaments d’ordonnance. Le groupe d’âge de 10 à 14 ans consomme des médicaments au moins une fois par semaine, celui des 5 à 9 ans en prend régulièrement.

Questions liées à l’utilisation des médicaments

Le non-respect d’une thérapie prolongée est un problème très répandu dans le monde, d’après l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Ce manque de conformité affecte la santé et entraîne un accroissement des coûts de santé .

Dans les années 1990, un Canadien sur cinq consommait des médicaments d’ordonnance tels qu’analgésiques, somnifères, antidépressifs et amaigrisseurs. Les gens consomment plus de médicaments à mesure qu’ils avancent en âge. Plus récemment, la consommation des médicaments s’est accrue car la durée des séjours hospitaliers a diminuée.

Cela signifie que par rapport au passé, un plus grand nombre de Canadiens considérés comme des cas sérieux utilisent des médicaments en dehors des milieux hospitaliers contrôlés, notamment les aînés frêles et les enfants atteints de maladie chronique.

Par nécessité, les membres de la famille (ou bien les amis ou les voisins) – des femmes pour la plupart – sont les principaux fournisseurs de soins. L’accès à des services de soutien à domicile varie d’une région et d’une communauté à l’autre du pays. L’incidence des admissions et des réadmissions à l’hôpital due à des problèmes évitables liés aux médicaments est considérable.

De multiples professionnels fournissent des services de soutien, y compris des intervenant(e)s dans les services d’aide, des infirmières, des physiothérapeutes, des travailleuses et travailleurs sociaux, des responsables de cas et des pharmaciens communautaires.

Le médecin de famille mis à part, ces fournisseurs de soins et services communautaires sont la seule source d’information pour les aidants naturels.

Pourtant, moins de 10 % des intervenant(e)s du réseau constitué de la santé ont une formation qui les prépare à travailler de concert avec des aidantes et aidants « informels ». Et cela, malgré le fait que 76 % des aidants naturels souhaitent être mieux informés ou qu’ils recherchent des conseils ou une formation sur la prestation des soins et les ressources communautaires.

Source : http://www.von.ca/safemedicinesproject/francais/cg_children/ research.cfm#children

Juin 2013