Quoi faire ?

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Comment éliminer la violence ?

Le meilleur moyen d’éviter les abus est de s’assurer que :

  • la personne peut participer à la vie de la collectivité ;
  • qu’elle a le contrôle sur sa vie ;
  • qu’elle est aussi indépendante que possible ; et
  • qu’elle peut obtenir de l’information sur ses droits.

Intervenir en cas de danger:

Que faire si je suis témoin de violence envers une femme handicapée ?

Communique avec la victime en PRIVÉ :

Pour que la victime se sente assez libre de s’ouvrir sur ce qu’elle vit, il faut que cette dernière se trouve dans un endroit privé où elle se sent confortable et en sécurité. Évitez d’entreprendre cette conversation dans un endroit public. Demande-lui où elle serait le plus à l’aise pour en parler et laisse-la choisir l’endroit. Rappelle-toi qu’il ne devrait y avoir aucune autre personne de présente, sauf si la victime le souhaite.

Laisse la victime raconter son histoire dans ses propres mots :

Assurez-vous de laisser la personne expliquer ce qui s’est passé. Puis, assurez-vous de bien la comprendre. Vous pouvez l’encourager à poursuivre en la réconfortant avec des phrases telles que : « Je suis là pour t’écouter. N’aie pas peur. » Ne lui suggérez pas des explications. Posez-lui des questions qui nécessitent une réponse à développement. De cette façon, vous en apprendrez davantage que si vous lui posez des questions nécessitant «oui» ou «non» comme réponse. Déterminez ses besoins, réconfortez-la mais ne promettez jamais de garder le secret. Vous pourriez peut-être être dans l’obligation de signaler aux autorités la violence subie par la victime.

Aide la victime à s’exprimer :

Si la personne handicapée a de la difficulté à s’exprimer, ne l’interrompez pas. Encouragez-la à s’exprimer dans son propre moyen de communication ; le moyen avec lequel elle est le plus à l’aise. Ne remplissez jamais les silences avec voss paroles. Laissez la victime utiliser le vocabulaire qu’elle désire pour décrire les actes de violence, les parties du corps, etc. Si elle est incapable de parler ouvertement, proposez-lui de mettre ses expériences sur papier, ou même de les dessiner.

Gardez votre sang froid, ne sous-estimez pas et ne jugez pas la victime :

Prennez la victime au sérieux ! Ne portez pas un jugement préconçu sur ce qu’elle dit ou sur l’agresseur présumé. Ne sous-estimez pas ce qu’elle vous dis parce que vous croyez que ce n’est pas si terrible ou aussi grave qu’elle le suppose. Ou, au contraire, ne supposez pas qu’il s’agissait d’une expérience angoissante ou terrorisante pour la victime. Rappellez-vous ceci : « Les personnes qui ont été maltraitées à maintes reprises éprouvent souvent des émotions contradictoires au sujet de leurs expériences ou de l’agresseur présumé. »

Signalez le mauvais traitement :

Tentez d’obtenir le plus de détails possible sur l’agression et le présumé agresseur. Tentez d’obtenir le nom du présumé agresseur mais ne le confrontez pas ! Laissez la police ou un organisme compétent se charger de l’enquête.

Vous devez faire certaines démarches nécessaires si vous avez des preuves que la personne handicapée a été victime de mauvais traitements, même si elle ne vous en a pas parlé. Par contre, vous devez laisser le droit à cette personne de prendre des décisions autonomes faces aux possibilités qui lui sont offertes.

Que faire si je suis victime ?

Consciente de ce qu’est la violence envers les femmes handicapées, ce que sont les différentes formes de violence et comment elles se manifestent, les personnes qui peuvent l’exercer et les impacts de cette violence, il reste maintenant à savoir quoi faire suite aux actes de violence commis !

« S.O.S. Je suis victime de violence ! »

Tu es violentée ? Tu as peur de chambarder ta vie et celle de ton entourage en dénonçant cette violence ? Rappelle-toi que tu n’as pas à la subir ! Tu peux l’arrêter et le meilleur moyen est de la dénoncer. C’est sûr, il y aura des moments difficiles en entamant le processus de dénonciation. Mais, tu dois l’arrêter ! Il faut la dévoiler !

N’oublie jamais que tu n’es pas responsable de ces actes violents ! La responsabilité doit aller à l’agresseur ! En en parlant aux autres, tu dénonces l’agresseur, donc tu lui fais prendre ses responsabilités !

À qui en parler ?

  • D’abord, tente de trouver un confident ou une confidente. Quelqu’un à qui tu pourrais parler ouvertement de ce que tu vis et qui saurait t’écouter ! Il ya toujours au moins une personne quelque part qui est prête à t’écouter. Partager ouvertement avec une telle personne c’est, en quelque sorte, faire le premier pas.
  • Puis, il y a les professionnels. Ceux qui possèdent de l’expérience dans ce genre de situation. Ceux qui ont les connaissances et les outils nécessaires pour te venir en aide. Va vers eux. Ils sont discrets et sauront te donner des conseils. Ce sont, entre autres, les intervenants dans les centres hospitaliers, communautaires ou familiaux. Ce sont les thérapeutes ou les médecins. Il existe aussi des groupes de soutien.
  • Aussi, tu peux faire appel aux lignes de crise et/ou aux maisons d’hébergement.
  • Finalement, tu peux avoir recours à la police. Sache qu’une fois la police contactée, il se peut que cette dernière porte plainte contre l’agresseur. Si c’est le cas, l’accusé peut être appelé à comparaître devant le tribunal. On te demandera alors ta collaboration au processus. Ne t’inquiète pas. À cette étape, on t’offrira de l’aide, du soutien et des explications. Tu ne seras pas seule !

Réseau canadien pour la prévention des mauvais traitements envers les ainé(e)s.

Ce site web a pour but d’exposer le fait que des aînés sont l’objet de négligence et d’abus et faire en sorte que les aînés soient traités comme des citoyens à part entière dans la société canadienne.

Ce site a aussi pour but de partager et donner accès à l’information sur ces problèmes, et de mettre en lumière les ressources disponibles à travers le Canada en ce qui trait à l’aspect legal, santé et social de ce sujet.
Réseau canadien pour la prévention des mauvais traitements envers les ainé(e).

Ressources

POUR LES FEMMES
Il est recommandé d’avoir à porter de la main les coordonnées de ressources locales telles qu’un numéro de téléphone pour une urgence, celui de la police, de l’ambulance et d’autres numéros importants, tels que celui d’un centre d’hébergement dans sa communauté.

À NOTER On peut rejoindre des services de soutien aux victimes d’agressions et de l’aide en situation de détresse sous la rubrique « Numéros d’urgence » qui se trouve dans les premières pages de l’annuaire téléphonique.

L’Action ontarienne contre la violence faite aux femmes, un regroupement provincial de réseaux régionaux qui travaillent à défaire l’oppression vécue par les femmes, offre sur son site Web un répertoire des programmes et des ressources de formation en matière de violence faite aux femmes et aux enfants.

BRISER LE SILENCE LIGNE DE SOUTIEN: 1-877-336-2433
ASSULTED WOMEN’S HELPLINE AT: 1-866-863-0511

Centre des femmes francophones du Nord-Ouest de l’Ontario (Centr’Elles)

POUR LES INTERVENANTES ET INTERVENANTS

Le Centre Victoria pour femmes à Sudbury a développé une trousse de formation des bénévoles oeuvrant auprès des femmes victimes d’agression à caractère sexuel et de violence conjugale – FICHES ATOUTS ! Cet outil de formation a été conçu afin de refléter, le plus étroitement possible, les besoins en formation ainsi que la réalité de l’offre de services par des bénévoles. La trousse comprend quatre cartables contenant une vingtaine de fiches.
Le Centre soutient les femmes francophones qui luttent contre les agressions à caractère sexuel, la violence conjugale ou d’autres formes d’abus.

Centre Victoria
C.P. 308
Sudbury ON P3E 4P2
Téléphone : (705) 670-2517
Télécopieur : (705) 670-2645
Courriel : [email protected]

À NOTER

Pour lire les deux documents suivants on doit utiliser le lecteur Adobe d’Acrobat (en anglais). Pour accéder à la version texte de la page de téléchargement gratuit, suivez le lien suivant : http://www.adobe.com/products/acrobat/alternate.html (en anglais). Une nouvelle fenêtre ouvrira pour chacun de ces liens.

Nous recommandons la lecture du document (format pdf) « Conseils aux fournisseurs de services aux femmes handicapées » produit le 20 septembre 2001 conjointement par le British Columbia Institute against Family Violence, le Centre national d’information sur la violence dans la famille, Education Wife Assault et le Réseau canadien de la santé. On y présente, entre autres, les facteurs socio-culturels et les formes de violence envers les femmes handicapées, les obstacles à la dénonciation et à l’arrêt des mauvais traitements, des conseils en vue de la communication selon la déficience de la femme et on recommande des considérations financières et organisationnelles des organismes de soutien.

Un document similaire s’adresse aux fournisseurs de services aux femmes ayant une surdité partielle, une surdité complète de naissance ou tardive ou une surdicécité.

SOS FEMMES ACCUEIL –

sosfemmes.com est un site pour les femmes en difficulté et ceux qui les soutiennent. Vous y trouverez de l’information sur différents sujets.

Numéro sans frais que toutes les femmes francophones victimes de violence peuvent composer, en tout temps, partout en province :
1 877 FEMAIDE (1 877 336 2433)

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CENTRE NOVAS –
C.P. 410, Casselman, ON K0A 1M0

Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel.
613-764-5700 / 1-866-772-9922
courriel: [email protected]

Pour parler à une intervenante en tout temps:
Ligne de soutien Femaide – 24h/jour, 7 jours par semaine
1-877-336-2433 / ATS 1-866-860-7082