Les impacts

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Les conséquences de la violence

Il y a de graves séquelles aux actes de violence. Chaque acte de violence, quel qu’il soit, a des impacts et il entraîne des conséquences chez la femme. Nous pouvons classer ces conséquences en deux principales catégories : les conséquences physiques et les conséquences psychologiques (ou morales).

LES CONSÉQUENCES PHYSIQUES
Les conséquences physiques peuvent être néfastes, voir même dangereuses. La violence fait mal ! Le corps en souffre !

Exemples de conséquences physiques : ecchymoses, coupures, blessures, saignements, douleur, maladies transmises sexuellement, grossesse non désirée, problèmes gynécologiques, notamment douleurs pelviennes chroniques et rapports sexuels douloureux, ulcères, nausée, troubles de sommeil et de l’alimentation, maux de tête, cauchemars, fatigue, manque d’énergie, limitation fonctionnelle et même la mort.

Certaines de ces conséquences se guérissent et se soignent. Mais d’autres laissent à jamais leurs traces. C’est le cas lorsque des femmes victimes de violence deviennent paralysées, invalides, sourdes, etc.

LES CONSÉQUENCES PSYCHOLOGIQUES
Les conséquences psychologiques sont souvent celles qui marquent le plus. Au contraire des conséquences physiques dont certaines peuvent disparaître un peu plus vite, les conséquences psychologiques laissent leur marque dans l’estime de soi de la femme.

Exemples de conséquences psychologiques : dépressions, anxiété, angoisse, humiliation, confusion, gêne, peur, impuissance, culpabilisation, stress post-traumatique, colère, honte, pensées suicidaires, manque de concentration, isolement social, sensation de marginalité, homicide.

Les femmes qui subissent la violence peuvent se sentir diminuées, manquer de confiance en elles, ne plus arriver à prendre de décisions. Elles peuvent également se sentir fatiguées, épuisées, vidées et ne plus avoir le goût de rien. Des études ont même démontré que les femmes violentées ont plus tendance à avoir recours à la drogue ou l’alcool.

La violence peut être associée à un comportement sexuel téméraire chez les adolescentes tandis que des problèmes sexuels risquent d’apparaître à l’âge adulte.

IMPACT SUR LA SOCIÉTÉ
La violence a des effets indirects sur la société. Elle désavantage l’économie en atteignant la main d’oeuvre productive. Une enquête nationale menée au Canada sur la violence faite aux femmes dévoile que 30 % des femmes battues avaient dû interrompre leurs activités régulières et 50 % d’entre elles avaient pris un congé de maladie.

Des antécédents de violence sont un facteur de prédiction de visites médicales et de coûts médicaux plus marqués. Presque deux fois plus de femmes victimes de violence sexuelle que toute autre personne ont recours à des services de santé mentale.

L’isolement social de certaines femmes victimes de violence prive leur communauté de la pleine participation de leurs membres.

Que faire par la suite ?
Lorsque nous sommes une victime de la violence, il est important de bien prendre soin de nous-mêmes. Bien sûr, les impacts physiques et psychologiques sont présents, mais ils peuvent tout de même être guéris, ou du moins diminués, grâce à une intervention.

Pour ce faire, il faut aller chercher de l’aide. Que ce soit un proche (un membre de la famille, un ami) ou un professionnel de la santé, il ne faut pas hésitez à en parler !

Il est très important de parler à son médecin de tout trouble ou problème physique. Une simple coupure peut mener à de graves problèmes si elle n’est pas bien soignée. De même, un ulcère peut occasionner de graves problèmes. Soyons vigilantes !

Puis, sur le plan psychologique, il est également très important de faire part à quelqu’un des troubles ou symptômes éprouvés. Nous pouvons avoir recours à un proche ou même un thérapeute en psychothérapie ou en counseling. Parler de ce que l’on ressent est essentiel pour guérir les troubles psychologiques occasionnés par la violence.