Épilepsie

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Le terme «épilepsie» provient d’un mot grec désignant un état où l’on est dominé, saisi ou attaqué. L’épilepsie n’est pas une maladie. Elle est bien le symptôme d’un trouble neurologique – un état physique – qui provoque occasionnellement de brèves perturbations des fonctions électriques normales du cerveau. L’épilepsie se caractérise par des crises soudaines et brèves dont la nature et l’intensité varient d’une personne à l’autre.

Lorsque les crises se répètent sans cause connue (idiopathiques) ou en raison d’un problème sous-jacent qui ne peut être corrigé (symptomatiques), on parle alors d’épilepsie.

Les risques de devenir épileptique se maximisent à l’enfance. Le trouble débute avant l’âge de 10 ans dans 50% des cas.  Souvent, à mesure que l’enfant épileptique vieillit, les crises se font moins fréquentes et disparaîtront même chez 50% des sujets.  Il ne faut pas croire que l’enfant épileptique est différent.  Au contraire, il possède les mêmes capacités mentales que les autres enfants et son niveau intellectuel est rarement touché.

L’espérance de vie des personnes épileptiques est légèrement atteinte : on peut chiffrer cela de 10 à 20 % inférieures des sujets non épileptiques, tout dépendamment de la gravité de la maladie et de la réponse aux traitements.

Les crises

Les crises peuvent être très différentes d’une personne à une autre.  Par contre, on retrouve presque toujours un début et une fin brusque ainsi qu’une durée assez brève.   Les crises sont rarement prévisibles : elles surviennent soudainement et s’arrêtent d’elles-mêmes.

Il existe deux principaux types de crises.

  1. Crises convulsives généralisées (autrefois appelées « Grand Mal »): Elles se manifestent lorsque l’enfant tombe subitement en perdant connaissance.  Son corps se raidit alors et sa respiration est suspendue.  Ensuite, l’enfant a des secousses convulsives régulières accompagnées d’une salivation importante. Lorsque les secousses cessent, la respiration reprend bruyamment et il est possible que l’enfant urine. Cette crise dure une ou deux minutes avant que l’enfant reprenne progressivement conscience.  L’enfant se sentira fatigué après la crise.
  2. Les absences (autrefois appelées « Petit Mal ») : Elles se manifestent par une brève et discrète rupture de contact  où l’enfant est inconscient et a un regard vague.  Il peut avoir un faible clignotement des yeux.  Après seulement quelques secondes, l’enfant reprendra son activité sans s’être aperçu de rien.  Lorsque les « absences » sont très fréquentes, elles peuvent provoquer un retard scolaire important si elles ne sont pas reconnues à temps par le parent ou l’enseignant (ce dernier pourrait croire que l’enfant est simplement distrait).

Les soins pendant et après la crise

Lorsque l’enfant subit une crise convulsive généralisée, il ne faut pas paniquer :

  • Il faut allonger l’enfant et le mettre sur le côté afin d’éviter l’étouffement.
  • Il faut repousser tout objet qui pourrait lui blesser la tête ou les membres, pendant ses secousses.
  • Lorsque la  crise est terminée, on doit rassurer la personne et la surveiller pour s’assurer qu’elle s’est bel est bien remise.
  • Il ne faut jamais mettre un objet dans la bouche de l’épileptique pendant la  crise ou la bouger inutilement.
  • Il faut simplement attendre que la crise se termine et réconforter la victime.
  • La personne peut avoir besoin de sommeil après sa crise.
  • Lors d’une « absence », on ne doit pas intervenir mais attendre que l’enfant reprenne conscience.

Pour plus d’information sur les raisons pour lesquelles les crises se produisent et les types de crises les plus fréquents, cliquez ce lien:
http://www.epilepsy.ca/