Déficience intellectuelle

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On parle de déficience intellectuelle lorsqu’une personne, à un âge donné, ne répond pas aux attentes habituelles pour cet âge en fait de développement, d’habiletés de base, de comportements adaptés, de capacités à apprendre et à retenir. La déficience intellectuelle touche environ 3% de la population canadienne.

  • Le terme déficient léger est attribué aux personnes présentant un quotient de 50 à 70%.
  • La déficience moyenne comprend les personnes de 35 à 50% de quotient.
  • La déficience grave inclut les personnes de 20 à 35% de quotient.
  • La déficience profonde englobe les personnes de 0 à 20% de quotient.

La grande majorité (88%) de toutes les personnes identifiées comme déficientes intellectuelles se trouve dans la catégorie dite « légère ».

Il existe au-delà de 200 causes connues à la déficience intellectuelle :

Facteurs génétiques

S’il existe une déficience spécifique de certains gènes ou si une mutation se produisait au niveau des chromosomes et de leur agencement, il peut s’ensuivre des syndromes tels que celui identifié par Down, souvent appelé mongolisme. La microcéphalie, l’hermaphrodisme et la phénylcétonurie sont d’autres exemples de manifestations d’ordre génétique.

Facteurs prénataux

Cette catégorie englobe toutes les influences susceptibles de nuire au foetus durant la période s’étalant de la conception à la naissance : infections maternelles (maladies vénériennes, rubéole…) ; l’intoxication par l’alcool ou par substance chimique, le diabète ou une insuffisance de vitamines chez la mère; l’incompatibilité sanguine entre la mère et l’enfant.

Facteurs périnataux

Un travail difficile et long, la torsion du cordon ombilical, l’utilisation de forceps ou encore un manque d’oxygène sont des causes possibles de déficience intellectuelle.

Facteurs post-nataux

Certaines maladies infantiles banales lorsqu’accompagnées de complications dites d’ordre encéphalique pourront, dans certains cas, s’avérer la cause de lésions cérébrales. La méningite, l’intoxication et les traumatismes crâniens se rangent aussi dans cette catégorie.

Facteurs psycho-affectifs

Une vie affective défavorisée et un milieu peu stimulant pourraient causer un retard dans le développement intellectuel de l’enfant, retard qui deviendrait à un certain stade irréversible.

La déficience intellectuelle n’est pas une maladie mentale. Les gens sont limités dans leur capacité d’apprendre et de comprendre; alors il s’agit de savoir ce qu’ils peuvent apprendre et combien de temps il leur faudra pour le faire. Placés dans un environnement où ils sont stimulés et aimés, et s’ils reçoivent une éducation et une formation professionnelle appropriée, ils peuvent s’intégrer pleinement à une vie communautaire.