1e rapport Convention de l’ONU
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Alfred, Ontario, 19 février 2014 – Nous applaudissons le dépôt du premier rapport et les idéaux de cette Convention de l’ONU sur la personne handicapée, si ce n’est que pour mettre en évidence les droits des personnes en situation de handicap.

Les pays signataires de la Convention, dont le Canada, se sont engagés à protéger les droits de la personne handicapée, à lui garantir un niveau de vie adéquat, à l’inclure dans toutes les sphères de l’activité – santé, éducation, travail, vie politique, publique et culturelle, et à la protéger de l’exploitation, de la violence et de la maltraitance.

Le gouvernement canadien a déposé cette semaine son premier rapport. Le rapport brosse un tableau général des lois, des juridictions et de diverses mesures répondant aux critères établis par la convention tout en admettant que malgré les progrès « des problèmes persistent, dont des obstacles en matière de langue et de communication, d’apprentissage et de formation, et de sécurité. »

Le rapport fait état des millions investis depuis les dernières années, sans préciser le contexte, ce qui peint un portrait qui n’est pas tout à fait conforme à la réalité.

Le Phénix travaille depuis plus de 27 ans à promouvoir l’inclusion et la valorisation de la personne en situation de handicap. Nous avons constaté d’immenses progrès au niveau de l’inclusion, et de l’accessibilité. La Loi de 2005 sur l’accessibilité pour les personnes handicapées de l’Ontario vient appuyer les droits de la personne en situation de handicap, autant au niveau du service, du transport, de l’emploi, des communications. La population est généralement plus sensibilisée et plus ouverte aux besoins des personnes en situation de handicap.

Une étude de Statistique Canada rapportait qu’en 2006, 48 pour-cent des personnes avait reçu de l’aide pour contrer une limitation, comparé à 36,6 pour-cent en 2001. Progrès, il y a eu. Il n’y a pas de statistiques récentes.

Par contre, nous constatons que, depuis 2006, le climat économique a bien changé. Un plus grand nombre de personnes font appel aux réseaux d’aide existants avec une plus grande complexité de problèmes tandis que les sommes allouées aux programmes et services ont plafonné, diminué ou disparu.

Dans ce contexte, est-il possible, tel que le prétend le rapport, que le maintient « d’une approche à volets multiples mettant à contribution maints partenaires que le Canada réussira à améliorer le bien‑être des personnes handicapées, à augmenter leurs possibilités de participer à la vie économique et sociale, et à les aider à exploiter leur plein potentiel. » Nous l’espérons.

>Consultez le Premier rapport